Vous êtes bien bonne, Madame, de vouloir bien m’envoyer vos souhaits pour mon neveu au sujet de son mariage; je vous en remercie, ainsi que M. de la Prade. Vous serez à ma future nièce un excellent voisinage pendant son séjour à la campagne. Elle est désireuse, paraît-il, d’y séjourner le plus possible; ce qui va très bien à mon neveu, dont les goûts deviennent tous les jours plus casaniers. Vous aviez entendu parler, m’a-t-on dit, d’un autre mariage pour lui. On m’assure que ce qui l’a fait rompre c’est que Jean n’a pas voulu s’engager à aller trop souvent à Paris et que dans cette famille, depuis je ne sais combien de générations, les filles ne peuvent se séparer de leurs mères. Mlle de Quinsonas a cette agréable condition pour moi, c’est que je connais depuis longtemps son père et son oncle. Son père s’invitait chez nos religieux de la rue François-Ier, quand il n’était pas chez lui en ménage; quant à elle, elle a refusé de très beaux partis, persuadée qu’elle était que Jean viendrait la chercher un jour.
Vous êtes bien bonne de me parler, comme vous le faites, de Madame votre belle-soeur. Malgré mon dévouement pour elle, il m’est absolument impossible de consentir à une position fausse, et je serais très heureux si elle voulait bien finir par le comprendre.
Veuillez agréer, Madame, l’hommage de mon plus respectueux dévouement.

