DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 401

Reconnaissance à saint Vincent de Paul – Propagande pour N.-D. de Salut – Que savez-vous de mon pauvre Du Lac ? – Le noviciat – L’Espérou – Barnouin – Le mariage de Jean.

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DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 401
Orig.ms. ACR, AG 319; D’A., T.D.27, n.314, pp.259-260.

Le Vigan, le 18 juillet [18]72.
18 jul 1872
Le Vigan

Ravissant fils,

Demain, saint Vincent de Paul aura de mes nouvelles. Vous comprenez que la bienséance exige que je le remercie d’avoir, selon toute probabilité, puissamment contribué à me donner un certain garçon, que j’ai le malheur d’aimer beaucoup trop, puisque je le vois si rarement. Cependant, j’entre dans ses intentions (du garçon) le plus possible. Ainsi, j’ai fait ce matin une vigoureuse propagande en faveur de Notre-Dame de Salut auprès des Viganaises.

Si vous savez quelque chose de mon pauvre du Lac, écrivez-le moi. Mademoiselle Veuilllot m’a écrit trois fois, j’ai toujours peur d’une catastrophe(1). Comme nous nous en allons! Que vous dirai-je du Vigan? Le noviciat est bien mieux que depuis plusieurs années. Il faudrait qu’il se maintînt à ce niveau, et nous ne pourrions pas nous plaindre. L’Espérou fait tout doucement ses petits miracles, qui n’en sont pas tous très précisément, mais qui en sont assez pour que les protestants eux-mêmes se mettent à y faire des voeux. Est-ce assez joli?

Dites à Barnouin que je prie bien pour lui et son succès, mais que je le prie de me dispenser de lui écrire. Si Jean est souffrant et que son mariage soit différé, ayez la bonté de me l’apprendre. Je voudrais bien que la convalescence de son oeil me permit de ne pas me précipiter de Nîmes à Paris comme une trombe après la distribution des prix.

Architotus tuae reverentiae.

Remarquez la pétition ci-jointe, comme protestation contre certaines signatures. Les Visitandines de Tarascon donnent 50 communions par mois.
1. Ces lettres ne sont pas conservées mais nous en avons une du 26 juillet où Elise Veuillot dit l’admiration du chirurgien pour son patient, qui vient de subir une douloureuse opération et dont l’état reste alarmant.