DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 57

Le congrès de l’enseignement est-il encore utile ? – La sainteté du P. Pernet.

DR10_057
4806
DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 57
Orig.ms. ACR, AF 46; D’A., T.D.26, n.436, p.36.

Lavagnac, 4 juin [18]73.
4 jun 1873
Lavagnac

Cher ami,

Depuis des siècles je n’ai vu votre écriture(1). Après le vote de Chesnelong sur la liberté d’enseignement(2), ne trouvez-vous pas inutile de convoquer le Congrès d’enseignement? Au moins faudrait-il consulter les chefs d’établissement. Les Cornudetistes ont été trop battus, pour que nous ayons à les redouter. L’effort doit se porter sur les pétitions à obtenir.

Dites au P. Pernet que je suis à Lavagnac pour quelques jours. On y parle beaucoup de sa sainteté(3). Adieu. Je me repose. J’ai un rhume et un peu mal à la tête.

Mille fois vôtre.

1. La dernière lettre du P. Picard est du 2 juin mais il y répond au reproche du P. d’Alzon. Une des deux lettres est mal datée. 2. Le ms a bien *vote* mais peut-être le P. d’Alzon a-t-il voulu écrire *voeu*. Il fait allusion ici au discours prononcé le 19 mai par Pierre-Charles Chesnelong (1829-1899), député des Basses-Pyrénées à l’ouverture de l’assemblée des Comités catholiques qu’il présidait. 3. C’est là le témoignage d’une fille spirituelle du P. Pernet, Clotilde de Puysegur (v. *Lettre* 4934).