Ma bien chère alliée offensive et défensive, je vous remercie de vos voeux, je vous les rends avec toute l’intensité d’une vieille alliance et d’une plus vieille amitié. Que l’an 1874 vous soit bon, comme Dieu l’entend! J’ai l’âme attristée par diverses morts, entre autres celle d’un prêtre de Montpellier, que j’avais vu il y a moins de huit jours et qu’on enterre demain(1). Qu’est-ce donc que la vie?
Que le voisinage de Bazaine(2) ne vous trouble pas trop! Heureusement ni vous ni moi ne risquons d’être maréchal de France. Est-il vrai que Nice veuille se séparer de la France? J’ai peine à le croire. J’espère qu’on ne nous séparera jamais de l’Eglise.
Bien affectueusement vôtre en Notre-Seigneur.

