Ma chère fille,
Au moment où je recevais Mgr Mermillod à la gare(1), Mère M.-Gabrielle m’envoyait votre télégramme m’annonçant la mort de Soeur Fr[ançoise]-Elisabeth(2). Je vous écrivis un mot. Je voulais partir à midi, je me suis senti si fatigué que j’ai préféré attendre, pour ne pas renouveler la crise d’il y a dix-huit mois. Si je le puis, je partirai demain, passerai dimanche à Lyon, à la Retraite; lundi soir(3), je serai à Paris; mercredi ou vendredi, l’Annonciation ou la Compassion, je serai à vos ordres(4). Le P. Vincent de Paul vous fixera sur le jour, à cause des réunions du Comité catholique.
Adieu. Je ne suis pas vaillant et vais me rejeter un peu dans mon fauteuil, non sans vous dire combien je compatis à la douleur de la perte que vous venez de faire.

