DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 229

Une invitation à laquelle il lui faut renoncer.

DR10_229
5010
DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 229
Orig.ms. ACR, AN 114; D’A., T.D.38, n.114, pp.250-251.

Paris, 11 avril 1874.
11 apr 1874
Paris
*Madame la comtesse d’Escures* *16, boulevard Malesherbes* *Paris.*

Ma bien chère fille,

J’avais espéré pouvoir venir vous demander à dîner ce soir. En général, le dernier jour du Congrès n’est pas le plus intéressant, et on peut lui faire une sorte d’infidélité, mais voilà qu’on me charge d’un travail fort honorable mais absorbant(1). Il faut que je renonce à votre si bonne invitation. Je pars pour Arras et j’en reviens pour repartir définitivement, vendredi soir. Ne pouvez-vous venir me faire une petite visite, aujourd’hui samedi, ou demain dimanche, de 2 à 6 heures? Je vous aurais demandé à dîner, à 6 heures; mais il faut que je sois rendu, à 7 heures et demie, dans le faubourg Saint-Germain pour préparer la séance.

Au revoir, ma chère fille. Si vous ne me sentez pas bien votre père, c’est qu’il vous manque quelque chose, et je sais qu’il ne vous manque rien.

1. Sans doute la préparation de l’adresse du congrès au pape. Voir *Lettre* 5018.