Cher ami,
Je ne puis approuver des orphelinats qui nous entraîneraient à de nouvelles dépenses, mais j’approuve le postulat, comme vous l’entendez. Un an de postulat, deux de noviciat là-bas, un an en France(1).
Vous pouvez tirer 1.000 francs sur moi, en me prévenant quatre ou cinq jours d’avance. Quel dommage qu’il en coûte si cher pour venir en France! Vous y viendriez et vous iriez à Rome, où, d’après le P. Picard, vous êtes très bien vu. Vous ai-je dit que l’évêque de Tinos me demande un séminaire grec? Ne pensez-vous pas qu’un séminaire placé entre la Grèce et la Macédoine serait une bonne chose? Je ne lui ai rien promis et je lui ai offert de me charger à Nice de quelques enfants, au mois d’octobre; et plus tard, dans deux ans, je lui donnerai au besoin le P. Pierre.
Adieu, cher ami. Bien tendrement à vous.

