Monsieur,
Je vous accorderais bien volontiers le P. Vincent de Paul, si nous pouvions savoir quel temps lui prendra ce que vous demandez de lui. Du reste, je m’en rapporte à lui(1). J’ai trop le désir de vous aider pour refuser ce qui n’est pas impossible. Faites donc faire des neuvaines pour obtenir que le bon Dieu donne des ouvriers apostoliques comme il les faut, à cette grande oeuvre de régénération des ouvriers.
Toutefois, j’ai une réserve à faire dans vos beaux travaux. Vous ne parlez que de l’ouvrier de l’usine et laissez beaucoup trop de côté l’ouvrier des champs. Je voudrais m’occuper des ouvriers. Je m’occupe d’une corporation de tisserands; la plupart travaillent chez eux. Ici il n’y a qu’à améliorer, car la plupart font leurs pâques et les familles sont toutes enrôlées, les femmes dans des congrégations, les hommes dans des cercles, sans compter les messes du dimanche à 6 heures qui leur sont réservées et où ils ont une instruction spéciale(2).
Veuillez agréer, Monsieur, l’hommage de ma plus respectueuse sympathie.

