DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 96

L’accueil qu’on vous a fait à Rome – Montmau – Conférences de droit – L’Espérou – Poitiers.

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DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 96
Orig.ms. ACR, AF 97; D’A., T.D.26, n.485, p.77.

Nîmes, 16 mai [18]75.
16 may 1875
Nîmes

Cher ami,

Dieu soit béni de votre retour! Reposez-vous. En arrivant ici, vous serez vigoureusement grondé de vos imprudences. Quel bonheur toutefois que le Pape vous ait si bien traité! Les bénédictions portent leurs fruits. Il faut s’abandonner à la Providence. Peut-être aussi tenez-vous à la vente de Montmau; l’affaire est poussée vivement.

Ici l’on se bat à propos d’un nouveau journal(1). Je m’en suis un instant occupé de loin; à présent, ni de loin ni de près. Nous aurons ici deux très brillants jeunes professeurs pour une Faculté de droit. Hier, nous avons eu une seconde conférence extrêmement brillante(2).

On m’envoie à Bagnères de Bigorre. Combal ne veut ni d’Allevard, ni de Lamalou, ni de la Savoie; il m’ordonne expressément Bigorre. Mille tendresses aux Soeurs et à notre orphelinat(3). Dites donc qu’on m’écrive. Vous savez que le P. Alexis est avec onze alumnistes sur les sommets de l’Espérou. L’évêque de Poitiers nous invite à aller chez lui. Sera-ce possible?

Adieu, bien cher ami, et bien tout vôtre.

1. *Le Voeu national*, quotidien dont le premier numéro parut à Nîmes le 1er juin 1875 et le dernier le 15 novembre 1876. 2. La première avait eu lieu le samedi 8 mai (v. *Lettre* 5245, n.2). Le 10, à la séance du Comité catholique, le P. d’Alzon exprima le plaisir qu’il avait ressenti à l’ouverture de la conférence de droit : « Le nombre et la qualité des auditeurs lui font concevoir de belles espérances » (Procès-verbaux des séances du Comité cath., CC 6, p.58). Une précision donnée par le secrétaire le 25 septembre, nous apprend qu’il y avait eu vingt auditeurs à cette première conférence et le même procès-verbal nous dit qu’une troisième conférence eut encore lieu avant le décès de Mgr Plantier, sans doute le 22 mai, et une quatrième le 29. 3. Ou bien le P. d’Alzon a voulu écrire *alumnat*, ou bien il pense aux orphelines des Religieuses de l’Assomption de Nice, où le P. Picard vient de rentrer après son pèlerinage à Rome (v. *Lettre* 4985).