Cher ami,
Dieu soit béni de votre retour! Reposez-vous. En arrivant ici, vous serez vigoureusement grondé de vos imprudences. Quel bonheur toutefois que le Pape vous ait si bien traité! Les bénédictions portent leurs fruits. Il faut s’abandonner à la Providence. Peut-être aussi tenez-vous à la vente de Montmau; l’affaire est poussée vivement.
Ici l’on se bat à propos d’un nouveau journal(1). Je m’en suis un instant occupé de loin; à présent, ni de loin ni de près. Nous aurons ici deux très brillants jeunes professeurs pour une Faculté de droit. Hier, nous avons eu une seconde conférence extrêmement brillante(2).
On m’envoie à Bagnères de Bigorre. Combal ne veut ni d’Allevard, ni de Lamalou, ni de la Savoie; il m’ordonne expressément Bigorre. Mille tendresses aux Soeurs et à notre orphelinat(3). Dites donc qu’on m’écrive. Vous savez que le P. Alexis est avec onze alumnistes sur les sommets de l’Espérou. L’évêque de Poitiers nous invite à aller chez lui. Sera-ce possible?
Adieu, bien cher ami, et bien tout vôtre.

