Cher ami,
Je vous ai télégraphié quelques mots. Si Wallon a lu avant vous, tant mieux! Depuis, c’est-à-dire ce soir, à 7 heures, les curés ont signifié à leurs vicaires d’aller loger et manger où ils voudraient, mais pas au presbytère. Les chanoines poussent les vicaires à résister aux curés. Il faut absolument une main jeune, ferme et romaine. Encore une fois, je ne vois que Gervais. Le candidat de Decazes n’est pas mauvais. Le P. Laurent a prêché un carême chez lui; c’est un bon prêtre, mais [il] n’est pas de taille à tenir tête à nos gens. Gervais, selon le P. Laurent, comme valeur est cent piques au-dessus. Guyol, en face de ce qui se passe, est impossible, à cause de l’opposition qu’il a faite à son évêque, mais que nos gens ne manqueraient pas de lui reprocher. Gervais, que je sache, n’est pas au nombre des solliciteurs indiqués par Falcoz, précepteur chez Decazes. Donc donnez-nous Gervais.
Adieu. Boyer exclut Besson, qui ne m’a rien répondu(1).
Tout vôtre.

