Ma chère enfant,
Rien qu’un mot, avant votre départ pour Luchon. Que de choses à faire ici! Il faut absolument que vous vous arrangiez pour y venir l’an prochain, ou, du moins, dans deux ans, quand le chemin de fer sera fait jusqu’à Albertville. Alors ce ne sera qu’un jeu de venir aux Châteaux. Priez toutes beaucoup pour nos enfants, qui ont un bien bon esprit, et qu’ils nous donnent une excellente pépinière de prêtres, de missionnaires et de religieux. Je me demande si la vue de tous ces dévouements naissants ne vous inspirera pas la pensée de vous dévouer, de la façon la plus absolue, à toute la perfection pratique de Soeur quêteuse, pour donner à Notre-Seigneur le plus grand nombre possible d’hommes apostoliques.
Adieu, ma fille. Tout à vous, à vos soeurs et à Louise.

