DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 272

Se taire dans la Revue sur la brochure du chanoine – Qu’importe ce qu’il fera à Rome – L’abbé Jaunay.

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DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 272
Orig.ms. ACR, AI 291; D’A., T.D.31, n.290, pp.249-250.

Paris, 12 oct[obre 18]75.
12 oct 1875
Paris

Cher ami,

La brochure du chanoine ne doit avoir aucune réponse dans la revue. Allemand répondra, mais ailleurs. Le P. Picard fera mettre la constitution du Vatican en tête du prochain numéro, et puis nous serons ce que nous serons. La dépêche du P. Laurent arriva à toutes les heures. Qu’importe ce que M. de Serres fera à Rome? Quant à Gilly, je crois qu’il est assez bien avec M. Piques pour être peu content de son confrère de choeur(1). Faites savoir à M. de Serres, si Déjean le voit, que s’il nous force à parler il s’en souviendra.

L’abbé Jaunay vient pour être religieux. Je vous conjure de voir si, à la lingerie, on ne pourrait pas faire pour le noviciat de Paris un ballot de draps de lit, serviettes de table et de toilette. Viendrez-vous à Paris, pendant que j’y suis ou à mon retour à Nîmes? Il vous faut du repos avant ou après.

Totus tibi.

1. L’abbé Piques avait publié un livre de philosophie pour lequel il avait reçu les éloges du P. d’Alzon (*Lettre* 4759). Cet éloge fournit au chanoine de Serres le point de départ de ses attaques contre l’Assomption. Il semble bien en effet que Rome avait émis certaines réserves sur l’ouvrage de M. Piques (v. *Lettre* 5487). Le chanoine Gilly, confrère de choeur de M. de Serres, était l’ancien supérieur du petit séminaire de Beaucaire, dont notre philosophe était l’économe. Le P. d’Alzon va d’ailleurs recevoir une lettre (datée du 12 octobre comme la nôtre) où M. Piques exprime son regret d’avoir été « l’occasion involontaire d’attaques inqualifiables contre l’Assomption ». Et le malheureux auteur expliquait qu’il avait publié son livre avec les encouragements de deux supérieurs du séminaire, dont M. Gilly, qui, il est vrai, n’en avaient lu que quelques chapitres…