Quel monstre je suis de ne pas écrire à ma fille!… Pourtant, je pense bien à vous, chère enfant. Si cela peut vous faire plaisir, je meurs d’envie de retourner à Nîmes, non pas que je regrette Paris, non pas que ce soit pour Nîmes, mais parce que j’ai besoin d’une très grande solitude. Aussi vous prierai-je de faire, à l’époque de mon retour, préparer ma chambre qui donne sur l’avenue Feuchères, afin que je puisse m’y enfermer à mon aise. Dans un moment, je vais dire la messe. Je vous promets un bon memento. Priez aussi pour moi.
Adieu, fille chérie. A vous revoir bientôt.

