DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 508

Mes torts – Tous les ennuis pleuvent sur moi.

DR11_508
5770
DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 508
Orig.ms. ACR, AD 1724; D’A., T.D. 24, n. 1247, pp. 21-22.

[Nîmes], 1er novembre [18]76.
1 nov 1876
Nîmes

Bonne fête de tous les saints, ma chère fille! Je dois rester ici tout nov[embre] et partir pour Rome en décembre. Nous nous verrons à Nice en janvier. J’ai eu tort de revenir sur le P. Picard; j’ai le tort bien plus grand, en fait d’affaires, de devenir inexorable(1). Aussi le meilleur est de ne pas revenir sur un point, où j’ai l’évidence que j’ai raison.

Voilà l’ex-Père Jourdan parti. C’est ma faute(2). Parce que je l’ai mal pris. Je fais toujours mal, ce à quoi on me pousse très fort. Pourtant j’ai un grand désir de me convertir. Tous les ennuis pleuvent sur moi en ce moment. J’en mérite une bonne part, peut-être tous.

Adieu et bien vôtre.

1. Exhortation de Mère Marie-Eugénie, le 3 novembre: « … vous qui n’étiez pas entêté ni inexorable, ne le devenez pas, c’est un défaut et non une qualité et cela ne vient que trop en vieillissant. » 2. Dans une lettre du 15 septembre, le P. Raphaël reproche au P. d’Alzon « l’abandon trop prolongé » où il l’a laissé. C’est, dit-il, l’isolement dans lequel il a vécu pendant plusieurs années qui lui a fait perdre l’esprit de famille et l’a dégoûté des meilleures choses.