Mon cher ami,
On traite en ce moment d’une vente, sur laquelle d’ici à trois mois nous pourrons vous envoyer 10.000 francs(1). Sur cet argent serait-il possible de prendre le terrain de Soeur M.-Henriette, qui est près de Kara-Agatch, et d’y bâtir le pensionnat de filles(2)? Avec les religieuses que vous avez et celles que vous aurez un peu plus tard, il me semble:
1° que vous pourriez refaire la réputation du pensionnat;
2° rapprocher les établissements de garçons et de filles, quoique à une distance convenable;
3° vous établir dans un quartier qui a de l’avenir;
4° si vous y mettiez l’hôpital, grâce à des échanges de local, ce serait encore mieux. Vous prendriez possession du quartier neuf d’Andrinople, et c’est là qu’évidemment, tôt ou tard, les familles catholiques viendraient s’établir.
Réfléchissez et répondez-moi. Veuillez lire les lettres à Soeur Augustine et au P. Athanase. Je n’ai pas le temps de me relire. Adieu.

