DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 511

Le pensionnat des filles.

DR11_511
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DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 511
Orig.ms. ACR, AJ 315; D’A., T.D. 32, n. 315, pp. 304-305.

Nîmes, 9 nov[embre] 1876.
9 nov 1876
Nîmes

Mon cher ami,

On traite en ce moment d’une vente, sur laquelle d’ici à trois mois nous pourrons vous envoyer 10.000 francs(1). Sur cet argent serait-il possible de prendre le terrain de Soeur M.-Henriette, qui est près de Kara-Agatch, et d’y bâtir le pensionnat de filles(2)? Avec les religieuses que vous avez et celles que vous aurez un peu plus tard, il me semble:

1° que vous pourriez refaire la réputation du pensionnat;

2° rapprocher les établissements de garçons et de filles, quoique à une distance convenable;

3° vous établir dans un quartier qui a de l’avenir;

4° si vous y mettiez l’hôpital, grâce à des échanges de local, ce serait encore mieux. Vous prendriez possession du quartier neuf d’Andrinople, et c’est là qu’évidemment, tôt ou tard, les familles catholiques viendraient s’établir.

Réfléchissez et répondez-moi. Veuillez lire les lettres à Soeur Augustine et au P. Athanase. Je n’ai pas le temps de me relire. Adieu.

1. Scepticisme du P. Galabert, à qui tant de fois depuis tant d’années pareilles promesses ont été faites: « A vous parler franchement je serai bien surpris agréablement si cette somme me parvient jamais. Jusqu’à présent on a su si bien s’y prendre pour vous empêcher de réaliser vos promesses réitérées de venir en aide à la mission, que tant que je n’aurai pas cet argent entre les mains, je serai incrédule » (24 novembre). 2. Ces terrains, répondra Galabert, ne paraissent pas aptes à l’installation d’un pensionnat de jeunes filles.