Vous voilà donc établie à Nice, chère fille, et toujours économe. Attrape. Ici Soeur Marie-Rose est partie pour Montpellier, Soeur Marie-Irénée pour le ciel. Le petit-fils de M. de Larcy, Roger(1), mourait q[uel]q[ues] heures après Soeur M.-Irénée(2). Voilà la vie. On part, on change, on meurt. Soignez-vous et vivez loin des tempêtes de la mer et dans la paix que les oliviers vous représentent. Amédée vient me voir(3). Je cherche à lui ménager un observatoire pour son télescope. Quant à vous, pensez au ciel, non celui des étoiles, mais celui des anges et des saints. A présent, vous avez le temps, il faut en profiter.
J’ai été souffrant, je n’ai pas assisté à la consécration de Saint-Baudile, je suis resté dans mon coin. La bonne chose! Je voudrais bien y rester encore, mais les visites, les lettres, etc.
Adieu, bien aimée fille. Mille choses aux habitantes de Nice et surtout à Soeur M.-Clémence qui m’a si bien soigné.
Tout vôtre du fond du coeur.

