Fils de mon coeur et de mon âme,
Je me console prodigieusement de la perte du sermon; ne vous en tracassez pas. Payan d’Augery prêche une très bonne retraite à nos enfants. Nous avons un affreux vent qui dégoûte des voyages et me fait dormir douze ou quinze heures par jour. Savez-vous que le Dupanloup est à Montpellier? Demain mon évêque va l’y voir(1) et je ne l’y accompagne pas. Eh bien, Victor-Emmanuel a fait ce que nous ferons tous.
Je commence demain(2) une retraite aux Dames de miséricorde. A Nîmes, nous reprenons le dessus.
Adieu. Tuissimus.
E.D’ALZON.
Père Vincent de Paul.

