Ma chère fille,
Vous êtes bien bonne de m’écrire comme vous le faites, dès que vous me savez arrivé. La profession de Frère Paul-François a dû, en effet, vous causer une profonde émotion. Pour moi, j’ai été bien heureux d’un engagement définitif de ce cher enfant. Il est fait pour être un très saint religieux, comme vous pouvez être une vraie servante des pauvres.
Je vais assez bien, grâce à Dieu, quoique en ce moment j’aie quelque peine à écrire. Aussi vous demanderai-je d’être court, mais je vous conjure de prier pour la conversion des Russes, dont Dieu veut, je crois, que je m’occupe très activement.
Bien vôtre, ma chère fille, en Notre-Seigneur.

