Cher ami,
Baragnon part avec cette lettre; il va se faire invalider(1), mais il voudrait causer avec M. Aubry(2), au souvenir de qui je vous prie de me rappeler, et avec quelques autres de vos amis sur l’importance d’avoir en province des journaux à un sou. Le Citoyen à Marseille, le Roussillon à Perpignan, le Nouveau Journal du Midi à Nîmes y font du bien; mais il faudrait que la multiplicité ne les tuât pas, il faudrait une entente. C’est ce dont Baragnon veut vous parler. N’oubliez pas ce que je vous demande pour N.-D. de Salut.
Tout vôtre.
E.D’ALZON.
Quand pourrez-vous me donner un secrétaire?

