Vous êtes donc malade, ma chère enfant. Heureusement, ce n’est pas grand-chose, à ce que m’écrit la Mère M.-G[abrielle]. Je tâcherai de vous voir au plus tôt. J’ai malheureusement des rendez-vous mardi et jeudi prochains; mais aussitôt après je vous arrive, à moins qu’il ne faille vous administrer… Offrez votre mal pour l’Eglise. Nous touchons aux moments les plus graves. On ne peut savoir ce que sera la persécution qui se prépare; c’est aux vrais chrétiens à en abréger les jours par leur sainteté. Pendant les heures de solitude que vous fait votre position, pensez beaucoup à Notre-Seigneur crucifié et unissez-vous à lui pour rendre méritoires vos souffrances.
Adieu, ma bien chère enfant. Je prie bien pour vous et je sens combien je suis votre père, en vous sachant malade.

