Ma chère fille,
A mon retour de Lavagnac, je trouve une lettre du curé de Cannes; j’en reçois une seconde, je vous les envoie toutes les deux. Mère Marie du Christ a voulu me prouver que mieux valait quitter Nice et aller à Cannes; j’ai fait des observations, mais sans trop insister. Je ne connais pas assez les lieux.
Mère Thérèse du Sacré-Coeur vous donnera deux réponses, que j’avais oubliées dans ma dernière réponse. Dans douze jours, je serai à Paris, nous y reviendrons. Que Dieu nous préserve de tout ce qu’on me dit préparé contre l’Eglise et qui va s’exécuter, si nos prières n’attirent la miséricorde de Dieu sur la France! Je vous écris comme à un retour de voyage, où l’on ne sait se retourner.
Bien vôtre en Notre-Seigneur.

