Bien cher ami,
Je vous remercie de votre lettre du 15, que je reçois à l’instant. Ne vous découragez pas de la légèreté et de l’étourderie des enfants(1); c’est une conséquence de leur toute première éducation. Vous voyez ce que nous avons pu faire avec Francesco et Ivan. Le Fr. Jean ici s’améliore tous les jours. Vous verrez que peu à peu vous aurez de bons résultats; ainsi prenez patience.
Quant à Soeur Augustine, dites-lui de profiter du Jubilé pour se faire relever de ses voeux de pauvreté et d’obéissance; quant au voeu de chasteté, son confesseur devra écrire à Rome(2). Mais suivez la ligne de conduite que vous aviez adoptée; c’est le meilleur parti que vous puissiez prendre(3).
Je voudrais bien que vous eussiez l’orphelinat turc, mais à la condition expresse qu’il ne vous coûterait pas un sou. Aux Turcs de le payer. Ici il me semble que les choses s’arrêtent imperceptiblement.
Adieu. Tout à vous en Notre-Seigneur.
E.D’ALZON.
Vous avez oublié la lettre du P. Nicétas à Jean.

