Ma bien chère fille,
Je n’ai pas eu grand temps pour parler de vous au P. Picard. Il a eu tant à faire au prieuré, où, du reste, il a fait un bien immense. Mais à quoi bon, puisqu’il vous a fait du bien et que tous deux nous pensons, paraît-il, sur votre compte de la même façon? Allez trouver ce bon Père, en qui j’ai toute confiance et qui pense d’après les mêmes principes que moi. Allez à la croix rondement et sans retour sur vous-même. Dieu vous attend, laissez-le agir en maître. Comptez, chère fille, sur toutes mes prières et sur toute ma vieille affection.

