DERAEDT, Lettres, vol.13 , p. 275

Je vous ordonne de vous soigner à votre façon – Les habitudes, quel remède!

Cher ami,

On me télégraphie que vous auriez besoin de Nice et que, seul, je puis vous l’ordonner. Eh bien! je vous ordonne de faire ce que vous voudrez. Le P. V[incent] de Paul, avec qui je viens de causer longuement(2), est convaincu que vous n’avez besoin que de rester le plus possible dans votre chambre. Je vous ordonne de vous soigner à votre façon.

Vous savez que quand je souffre à Paris, je n’ai rien de plus pressé que de retourner ici, où j’ai mes habitudes. Ah! les habitudes, quel remède! Donc, allez à Nice ou à Cannes, si vous le voulez, et restez, si vous le voulez, à Paris. Venez, si vous le voulez, à Nîmes! dans la chambre que vous savez; l’exposition est bonne, la chapelle sous le même toit, la salle à manger aussi. Voyez.

Totus tibi.

E. D’ALZON

Le P.V[incent] de Paul vous arrive mardi matin, l’entente est complète(3).