DERAEDT, Lettres, vol.13 , p. 413

La déclaration et les évêques – Je prends très philosophiquement notre expulsion – Le noviciat.

DR13_413
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DERAEDT, Lettres, vol.13 , p. 413
Orig.ms. ACR, AF 412; D’A., T.D. 26, n. 795, p. 346.

Nîmes, 27 sept[embre] 1880.
27 sep 1880
Nîmes

Cher ami,

Le card[inal] de B[onnechose] dit ce qu’a dit la note des journaux, que le Pape l’a chargé avec le card[inal] Guib[ert] de communiquer la Déclaration aux évêques. Le nonce en était assez fâché, ayant été par ordre de Rome laissé de côté pour ne pas le compromettre. Du reste, la note sur la Déclaration et les lettres du card[inal] Guibert le prouvent suffisamment. On m’a fait l’honneur de m’admettre, moi sixième, à une réunion de cinq évêques, où j’ai pu dire, d’après une lettre d’un cardinal, que l’autorisation était un ordre sous une forme polie. Un seul évêque a fait opposition, Freppel, et cela lui fait tort aux yeux de Besançon, Aix et Montpellier; je ne parle ni de Nîmes, ni de Rouen.

Allez et revenez-nous le plus tôt possible. Je prends très philosophiquement notre expulsion. Je suis résolu à mettre notre noviciat en Espagne, mais je vous laisse toute liberté d’aller en Angleterre(1). Peut-être par ce moyen aurons-nous plus de quoi vivre.

Adieu, et à bientôt, n’est-ce pas?

1. « L’Angleterre me paraît plus sûre que l’Espagne » (Picard, 24 septembre).