Mon cher enfant,
Votre lettre est parfaite[1]. Ecrivez m’en bien souvent comme cela. Pour moi, je ne puis être long avec vous. J’ai le coeur brisé: Hedde est mort hier[2], après une maladie qui en quelques heures a pris d’effrayantes proportions. Il me parlait depuis quelque temps de se faire assomptioniste[3]. Il m’est impossible de vous en dire plus long.
Adieu. Priez pour ce pauvre enfant, quoique je le croie au ciel. Continuez à marcher simplement et religieusement. Je vous embrasse et vous bénis avec l’affection la plus tendre.

