Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.64

Un élève, qui voulait être religieux de l’Assomption, vient de mourir.

T1-064
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Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.64
Orig. ms. ACR, AE 3; D’A., T.D. 25,. n. 4, p. 4.

le 8 août 1851.
8 aug 1851
Nîmes,
Evêché de Nîmes
Monsieur Monsieur François Picard Hôtel de l’Europe aux Eaux-Bonnes Basses-Pyrénées.

Mon cher enfant,

Votre lettre est parfaite[1]. Ecrivez m’en bien souvent comme cela. Pour moi, je ne puis être long avec vous. J’ai le coeur brisé: Hedde est mort hier[2], après une maladie qui en quelques heures a pris d’effrayantes proportions. Il me parlait depuis quelque temps de se faire assomptioniste[3]. Il m’est impossible de vous en dire plus long.

Adieu. Priez pour ce pauvre enfant, quoique je le croie au ciel. Continuez à marcher simplement et religieusement. Je vous embrasse et vous bénis avec l’affection la plus tendre.

1. Le Fr. Picard soignait sa santé aux Eaux-Bonnes. Nous n’avons pas sa lettre, à laquelle le P. d’ Alzon fait allusion. 2. Félix Hedde, mort à Nîmes le jeudi 7 août 1851, à l’âge de 17 ans et demi. En 1854, l’abbé de Cabrières lui consacrera une notice imprimée de 76 pages. 3. Nous respecterons l’orthographe des manuscrits pour montrer l’hésitation, sous la plume des premiers religieux à mettre un ou deux n à assomptionniste (deux n, selon le Larousse). 4. Mgr de Salinis (1798-1861), ami de jeunesse d’Emmanuel d’Alzon, évêque d’Amiens de 1849 à 1856, et archevêque d’Auch de 1856 à 1861.