Monsieur le vicaire général,
Permettez-moi, quoique je n’aie pas l’honneur d’être connu de vous, [de] vous adresser mes plus sincères félicitations sur vos lettres à Mgr l’évêque d’Orléans. Je viens de les lire d’un bout à l’autre, sans doute avec l’intérêt que je prends à la cause agitée en ce moment, mais aussi, je dois vous l’avouer, avec quelque défiance, car votre premier livre me semblait un peu exagéré. Eh bien! cette défiance, à mesure que je tournais les pages, faisait place à la joie que me causait votre marche si lente, mais si sûre et si irrésistible. Mes collaborateurs les plus distingués vous ont dévoré comme moi. Vous n’allez pas à pas que pour débusquer tous les arguments et pour mieux fureter en quelque sorte toutes les objections. Voilà un champ de bataille, sur lequel il n’est pas possible de ne pas vous voir entouré de nombreux partisans. Je me suis permis, après la publication du Ver rongeur, quelques réserves[1]. Aujourd’hui, je n’en fais plus que sur le choix des auteurs, et sur cette question il nous sera facile de nous entendre.
Veuillez agréer, Monsieur l’abbé, avec le nouvel hommage de mes félicitations, l’expression des sentiments respectueux de votre très humble et obéissant serviteur[2].

