Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.250

Il l’invite à participer à la retraite de Valbonne.

Mon cher enfant,

Je suis bien en retard avec vous, mais ne croyez pas que je vous oublie. Votre lettre est là depuis bien longtemps sur mon bureau; je ne veux pas résister davantage à mes remords et à mon coeur. Cependant, je ne vous écrirai pas grand-chose, parce que j’ai beaucoup à vous dire. Vous n’avez pas fait de retraite à Valbonne l’an dernier. Je veux que cette année vous en fassiez une quelque part. Pourquoi ne viendriez-vous pas avec nous? Venez passer à Nîmes les derniers jours de la semaine sainte; puis, venez à Valbonne. Croyez-moi, obtenez cette permission de vos parents; dites-leur que c’est moi qui la demande. Je m’arrête. Je serai dans huit jours à Nîmes.

Adieu. Je vous embrasse et à revoir.