Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.315

Elle peut aller aux eaux se soigner, car il n’ira pas à Paris dans l’immédiat.

T1-315
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Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.315
Orig.ms. ACR, AD 907; D’A., T.D. 21, n. 164, p. 100.

le 29 [juillet] 1853.
29 jul 1853
Nîmes,
Evêché de Nîmes

Ma chère fille,

J’arrive de ma course et l’on me remet votre lettre. Allez aux eaux de Bourbonne[2], sans crainte de me déranger pour mes projets de voyage. Si je vais à Paris, ce ne sera que fort tard, et peut-être ne pourrai-je y aller qu’en novembre. Il serait trop long de vous dire pourquoi, le temps me manquerait: ce sera pour la première lettre.

Nous avons ici d’étouffantes chaleurs. Je prierai pour votre voyage et pour son succès. Un de nos Frères a perdu un oeil d’une goutte sereine[3]. M. Morelot nous a quittés sans rien ou presque rien dire.

Adieu, ma chère fille. Quelle nouvelle commission me donnez-vous pour votre frère de Lyon? Je suis bien brisé, mais Dieu me fait la grâce d’être tout soumis à sa volonté. Je lui demande de vous appliquer du peu que cet état peut me valoir, s’il vaut quelque chose.

Tout à vous, ma chère fille, du fond du coeur le plus paternel.

1. Le ms porte 29 *mai;* Mère M.-Eugénie a corrigé: *29 juillet.* 2. <>, Mère M.-Eugénie ne le sait pas encore; ce sera Bourbon l’ Archambault (Allier). 3. Il s’agit du Fr. Louis Prouvèze, profès perpétuel le 29 sept. 1854, mort à Alès, le 24 déc. 1884.