Si je ne vous écris pas, je ne m’en préoccupe pas moins de vous, mais je prêche une retraite[2] et j’ai des maux de dents assez vifs. C’est de votre frère que je m’occupe[3], et il me faut une note un peu détaillée[4]. J’ai une jeune personne de 24 ans, très bien au physique, très solidement pieuse, quoique pas dévote, capable de mener un homme un peu faible. Quant à la fortune, elle serait de 80.000 à 100.000 francs, mais pas tout de suite. Consultez Soeur M[ arie]-Emmanuel, je veux parler de Mlle Louise Combié[5]. La famille est assez bien apparentée, surtout du côté de la mère.
On me propose à l’instant une Soeur converse; la conduite de sa mère l’engage à s’éloigner de Nîmes. On me la donne comme un prodige en fait de couture. Mes dents m’impatientent plus. Adieu.

