Merci, ma chère fille, de votre bonne lettre que j’ai reçue avant-hier soir. Que je souhaite que les eaux vous fassent un grand bien! Profitez-en pour vous recueillir et vous reposer l’âme de toutes vos préoccupations d’affaires. Pour moi, je suis condamné à vivre un peu comme un idiot. Quelques lignes à écrire me fatiguent. J’ai voulu faire avec mon père(1), deux ou trois soirs, quelques parties de piquet; j’en ai été tout agité pendant la nuit. Je me sens toutes mes facultés, à condition de ne pas m’en servir. Il faut laisser souder quelque chose qui a été fêlé sans doute.
Adieu, ma fille. Je prie pour Soeur M.-Th[érèse]. Tout vôtre, avec le même coeur.
E. D’ALZON.
3 juin 54(2).

