Me voici à Besançon[1], ma chère fille, jusqu’à demain soir. Si vous avez à m’écrire, que ce soit chez le curé de Genève. Mon voyage a été bien. L’évêque est mieux; mais c’est, disent les médecins, un mal incurable. Je ne vous dis rien de plus, mais je veux vous exprimer tout mon bonheur de vous avoir retrouvée ma vraie fille. Faites donner de mes nouvelles aux nôtres.
Adieu et tout à vous, avec un coeur bien dilaté.
Mercredi, 30 août 54.

