Mon cher ami,
J’ai un motif particulier de penser à vous. En revoyant quelques-uns de ces lieux que vous visitiez, il y a deux ans[1],je cherche à retrouver vos impressions, à les deviner. Je pense aussi, vous pouvez le croire, aux prières que vous avez dû faire à certains sanctuaires, j’y ajoute les miennes à votre intention. Je ferai la commission de Mme Ballivet et je prierai pour son fils, tant que je pourrai. Je vous rapporte de Rome un peu de terre prise dans la place qu’occupait le corps de sainte Cécile aux catacombes; je l’ai ramassée hier[2].
Adieu et tout à vous in Christo Jesu.
Rome[3],21 mai 1855.

