Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.607

Il lui demande d’obtenir une grâce. – L’opinion est saisie de la vente de Chaillot. Il court Nîmes pour leur trouver un logement.

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Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.607
Orig. ms. ACR, AD 1029; D’A., T.D. 21, n. 325, p. 181.

20 octobre 1855]le samedi soir .
20 oct 1855
[Nîmes

Ma chère fille,

Je voulais vous prier de faire demander à M. de Morny[2] une grâce pour un jeune officier, qui a fait une légèreté qui peut passer pour une poltronnerie, mais il paraît que le service que je veux rendre par vous prendra du temps. Nous avons autre chose à faire.

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire quand vous parlez de garder le silence jusqu’au printemps[3]. Si c’est de la vente de votre maison, le curé de Clichy l’a annoncée en omnibus à un professeur de l’Assomption. Ici, Mme Duverger et M. Béchard[4] en parlent, l’une pour dire qu’elle a sur vous un droit de servitude, l’autre pour promettre qu’il décidera Mme Duverger à y renoncer. Je cours pour vous trouver des logements. Jusqu’à présent, je suis loin d’être content[s].

Adieu, ma chère fille. Je prie Dieu que M. de Morny vous permette d’arriver au plus tôt.

1. Nous précisons la date avancée par le P. Vailhé: *Paris, 15 septembre 55,* en fonction de la lettre précédente où le P. d’Alzon annonçait une seconde lettre pour le même jour. 2. Le duc de Morny (1815-1865) fils de la reine Hortense et du comte de Flahaut, était le demi-frère de l’empereur Napoléon II qui en fit le président du Corps législatif. 3. Dans sa lettre du 18 octobre, Mère M.-Eugénie écrivait: <>. 4. Député du Gard. 5. Les Religieuses de l’Assomption sont sur le point d’arriver à Nîmes, et leur logement dans une maison régulière n’est pas encore assuré. Ce n’est que quelques jours après leur arrivée qu’elles seront installées dans une maison achetée rue Roussy, à Nîmes.