Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.28

Qu’elle se pose dès son arrivée à Nîmes en personne résolue à se donner à Dieu.

T2-028
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Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.28
Orig.ms. ACR AM 140; D’A., T.D. 37, n. 30, p. 110.

vers le 19 février 1856](1).
19 feb 1856
[Montpellier,

Je veux que ma chère fille trouve un petit bonjour de son père en arrivant à Nîmes. J’irai, je pense, le lui porter moi-même, lundi ou mardi. J’ai à causer avec le receveur g[énér]al et j’en profiterai pour savoir, chère enfant, comment vous allez. Je vous préviens que je vais vous pousser l’épée dans les reins, jusqu’à ce que vous soyez comme le bon Dieu vous veut. Il n’y a pas à barguigner. Ainsi, en arrivant, posez-vous tout de suite en personne plus que jamais résolue à vous donner à Dieu. Prenez une provision d’esprit de foi, de sacrifice, d’humilité et d’amour de Notre-Seigneur. Je suis résolu à vous façonner de manière à ce qu’il soit content de vous.

Peut-être recevrai-je de vous les quelques lignes que vous m’annoncez. Mais ce n’est pas ce dont il s’agit. Je veux seulement que vous sachiez que je vous suis dans votre voyage et que je serai bien heureux de vous revoir, lundi ou mardi.

1. Nous croyons devoir préciser la date avancée par le P. Vailhé: 1 *17 février 1856*, en raison du voyage imminent de Juliette Combié. Le P. d’Alzon pense toujours qu’elle pourrait être à Nîmes le samedi 23 février et la voir à Nîmes le lundi ou mardi suivant. Or, elle ne quittera Paris que le 25 février « avec toute une colonie de Dames de Saint-Maur », écrit Mère M.-Eugénie, le 23 février.