Merci de tous les détails que vous me donnez, ma chère fille. Je crois que M. de Pèlerin fournira une bonne somme. On pourra relancer Pégat. Le P. Brun n’a pas osé dire un mot à Singla, mais je m’en chargerai(2). Enfin, au banquet des anciens élèves, le 14 octobre, nous ferons bien quelque chose. M. Pérouse a dû déjà souscrire. On a dû lui parler, il y a huit jours, mais j’aurai, je crois, ce que je voudrai de Joséphine(3). Mme Cambon n’est malheureusement pas venue, mais je puis la voir à Montpellier. Toutefois, ce ne sera pas la même chose que si j’avais pu la voir tout à l’aise ici.
Je plains vos pauvres yeux d’être forcés de me lire; mais enfin si vous êtes obligée de négliger certaines choses, il me semble que vous pouvez prier. Je prie ici assez et me reproche beaucoup de ne pas vous avoir poussée davantage à une vie de prière. Je demande à saint Michel, pour vous et pour moi, cette vie de désintéressement absolu, dans la mission qui nous est donnée, qui rapporte tout succès, toute influence, toute action, tout sentiment bon à Celui de qui tout bien découle(4).
Adieu, ma fille. Tout vôtre, du fond du coeur.
E. D’ALZON.
Le P. Brun fait une retraite chez les Carmes de Carcassonne; je ne sais rien autre de lui(5).

