Chère enfant,
Figurez-vous que, hier(1), j’ai passé deux heures à Cette! Vous y étiez, j’aurais pu vous voir une demi-heure. Que je plains Madame votre soeur!(2) Offrez-lui bien l’hommage de ma respectueuse sympathie. Je prie pour elle, pour celui qu’elle perd, pour vous, ma chère enfant, dont la vie devient lourde. On vous a dit que tout est heureusement fini pour nous. J’en bénis Dieu. Donnez-moi de vos nouvelles. Que devenez-vous? Je vous écris avant ma messe, parce que je veux prévenir tous les empêchements qui vont m’encombrer.
Adieu, ma bien chère petite. Tout à vous du coeur le plus tendre et le plus paternel en Notre-Seigneur.

