Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.400

A propos des religieux du noviciat d’Auteuil.

T2-400
987
Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.400
Orig.ms. ACR, AE 35; D’A., T.D. 25, n. 36, p. 36.

le 8 février 1858.
8 feb 1858
Nîmes.
Evêché de Nîmes
Mon Rd Père Le Rd P. Picard N° 1, avenue Eymès Auteuil près Paris.

Mon cher enfant,

1° Priez Mme la supérieure de l’Assomption de me porter trois diurnaux romains, édition de Malines, avec le propre de Rome(1).

2° Si le P. Prosper ne revient pas, tâchons de nous en consoler(2). 3° Je pense comme vous sur [le] Fr. Charles(3). Aussi est-il sûr qu’il ne sera pas ordonné de très longtemps. Evidemment, il n’y a rien de solide par là; mais rappelez-vous que nous l’avons pris comme faisant nombre.

4° Je ne connais pas assez M. Ménard pour en rien dire(4).

5° Si le bon Dieu nous donnait notre professeur de philosophie actuel(5), nous aurions bien un excellent sujet à envoyer à Genève.

Jamais je ne promettrai rien au Fr. Charles pour son père. Adieu, mon ami. Je fais beaucoup prier ici pour avoir des sujets. Tout vôtre en Notre-Seigneur.

1. L’Assomption usait encore du propre de Rome comme propre particulier. Cependant, le P. Galabert était chargé d’élaborer un calendrier et un propre de Congrégation en s’inspirant du calendrier et du propre augustiniens. (Lettres des 19 septembre et 2 octobre 1857 au P. Picard). 2. En attendant de rejoindre l’Angleterre, le P. Prosper Mauviel s’était rendu, sans avertir, dans sa famille à Montauban. 3. Le Fr. Charles, novice de choeur, passait pour peu franc: « J’imagine que toutes ses préoccupations du moment, écrivait le P. Picard le 5 février, ne tendent qu’à nous amener à lui promettre une petite pension pour son père ». 4. M. Ménard, un postulant qui ne resterait pas. 5. Il s’agit de l’ecclésiastique Emile Combes.