Mon cher ami,
Ma lettre sera courte. Toutes vos réflexions trouvent leur réponse ou dans la lettre que je vous ai adressée, il y a quelques jours, ou dans la bonne nouvelle que j’ai apprise hier de notre Mère relativement au noviciat(2). Si Clichy doit fermer, nous le fermerons. Mais on ne m’ôtera pas de l’idée que Clichy eût pu subsister, si l’on y avait mis quelque chose de plus religieux. Clichy est frappé, parce que nous y avons été trop humains et pas assez fils de saint Augustin(3).
Je pense que vous avez reçu ma lettre qui contenait celle de M. Hannesse. Priez et faites prier. Si, au mois d’octobre, nous avons quatre novices, deux étudiants, le P. Galabert et moi, ce ne sera pas mal. Je suis très résolu à employer les novices à l’instruction à la chapelle, mais pas à autre chose. Si le Père Hippolyte ouvre une conférence pour les jeunes gens, je crois qu’il serait de la plus haute importance que, dans l’appartement que vous et lui occuperez l’an prochain, vous ayez une chambre pour faire faire les retraites(4).
Adieu. Priez et oubliez-vous vous-même pour ne vivre que de Notre-Seigneur.
E. D’ALZON.
Je vais bien et quitte Lamalou dimanche(5). Si vous ne m’écrivez pas par le courrier de vendredi soir, ne m’écrivez plus. Je vais voir le Père Caussette.

