Mon cher ami,
J’ai à peine fini la lecture de vos rapports(1). Voici ce que je conclus:
1° Il faut rester à Rethel, malgré les ennuis;
2° Aller voir le cardinal, mais quand on m’aura écrit; car il faut qu’on m’écrive, et alors les choses changeront de face.
3° Evidemment, vous avez eu quelques torts de raideur, vous et les autres religieux, et vous avez fait quelques enfantillages. Il y a des choses qu’on mène plus doucement.
Mettez des formes et vous les diviserez; divisés, ils ne sont plus à craindre (2).
Adieu. Pour que le courrier prenne cette lettre, je dois m’arrêter. M. Hannesse vous donne beau jeu; mais il faut aller très prudemment et ne rien risquer(3).
E. D’ALZON.
Dites qu’on s’adresse à moi et ne vous compromettez pas.

