DERAEDT, Lettres, vol.4 , p. 87

Soeur Françoise-Eugénie. – Il lui parlera des Augustins quand elle sera ici, et elle verra quelle prudence est de mise.

DR04_087
1804
DERAEDT, Lettres, vol.4 , p. 87
Orig.ms. ACR, AD 135; D’A., T.D. 23, n. 676, p. 26.

[Nîmes, vers le 6 juillet 1862](1).
6 jul 1862
Nîmes

Je n’ai qu’une minute pour vous envoyer la lettre ci-jointe et vous dire que j’ai causé, hier, avec Soeur Fr[ançoise]-Eugénie sur ce que vous m’en disiez. Je n’ai pas aperçu chez elle la fatigue, que j’ai vue d’autres fois. Elle est contente, pour le moment; elle cède à Soeur M.-Aug[ustine] tout ce que celle-ci usurpe. Vous ferez bien d’attendre au mois de sept[embre].

Le Fr. Vincent de P[aul] me parle de ce que vous lui avez demandé sur les Augustins(2). Je pense vous donner tous les détails, quand vous serez ici, et vous verrez quelle prudence il faut mettre à tout ce que nous désirons.

Adieu, ma fille.

1. Le P. Vailhé datait cette lettre de la *mi-mai 1861*. Elle fut écrite après réception de la lettre de Vincent de Paul Bailly du 30 juin 1862 et complète d’autre part la réponse que le P. d’Alzon a déjà donnée le 4 juillet à Mère M.-Eugénie à propos des relations entre Soeur Françoise-Eugénie et Soeur M.-Augustine. 2. A savoir si le P. d’Alzon avait renoncé définitivement à l’union avec les Augustins. L’affaire intéressait Mère M.-Eugénie qui de son côté se demandait si sa congrégation ne pourrait être affiliée à l’ordre des Augustins mais ne désirait pas aller « à des points de l’horizon dont vous vous éloigneriez définitivement » (à V. de Paul, 24 juin).