Ma Révérende Mère,
Les derniers jours de mon séjour à Paris, je n’ai pu sortir et, arrivé à Nîmes, je suis resté, sauf une course indispensable, enfermé près de deux semaines. Aujourd’hui je vais mieux mais, hier encore, j’ai dû renoncer à faire avec Monseigneur une course convenue. J’espère aller vous voir de demain ou d’après demain en huit. Je crois que vous pouvez m’écrire à Nîmes sans inconvénient, ce qui n’enpêchera pas mon voyage dès que je le pourrai. J’attends celui de mes religieux qui a dû voir Mgr Mercurelli et c’est son arrivée qui peut avancer ou retarder ma course, car moi aussi j’ai quelques affaires que j’ai fait traiter par lui à Rome et sur lesquelles j’ai besoin de détails.
Veuillez agréer, ma Révérende Mère, l’hommage de mon très respectueux dévouement en N.-S.

