Séance du 15 avril 1850
Présidence de Mr d’Alzon
Présents Mrs Durand, Monnier, Laurent, Henri, Sauvage, Mazel, Blaud, Vieu, Rocher, Blanchet, Guiot, Légier, Ferry.
Le procès-verbal de la dernière réunion est lu et adopté.
Le mesure rigoureuse que la maison de Nîmes vient d’être forcée de prendre à l’égard d’un élève nous impose l’obligation d’examiner sérieusement si nous nous donnons réellement à nos élèves et tout à fait à eux. Si nous sommes des hommes réellement chrétiens nous devons nous donner généreusement à chacun dans ce qui nous est propre. Rallumons notre zèle afin d’étendre aussi loin que possible le règne de J.C.
Les mauvaises conversations viennent ou du défaut de surveillance ou de ce que nous ne nourrissons pas assez nos élèves de bonnes pensées suggérées soit en classe soit en récréation, et le remède à ce mal ne peut être que dans la communion et des prières plus fréquentes.
Mr le Directeur se proposait de nous entretenir de la Conférence de St-Vincent de Paul, il ne s’arrêtera qu’à des considérations générales sur la manière dont nous savons former nos enfants à la charité. De grands dangers menacent la société, Dieu est trop justement irrité pour que nous ne cherchions pas à l’apaiser par la charité et [à] précher nous-mêmes d’exemple en excitant le zèle et l’amour de nos élèves pour les pauvres qui sont les membres souffrants de J.C.

