Réunion du 23 mars 1855.
Soeurs présentes à la réunion sous la présidence du P. d’Alzon supérieur:
Mme de Narbonne, Mlle de Régis, Mlle Coirard, Mlle Conte, Mme Bolze, Mme Durand, Mme Boyer, Mlle Fabre, Mlle Rousselier, Mme Sauvage, Mme Allemand, Mlle J. Combié, Mlle L. Combié, Mlle Bolze, professes. Mlle Argilier, Mlle Beuf, novices. Mlle Amalric, postulante.
Mme Boyer a renouvelé sa profession et a reçu la corde et le rosaire.
Le Père supérieur a communiqué ensuite aux soeurs quelques réflexions inspirées par la XIe station du chemin de la Croix.
– N.S. s’est étendu sur la Croix et il a voulu y être cloué. Il a voulu que des mains étrangères l’enchaînassent pour ainsi dire à l’instrument de son supplice en sorte qu’il lui fût humainement impossible de l’abandonner. N’est-ce pas là une image des trois voeux de religion qui clouent une âme à la volonté divine et empêchent ainsi les écarts de la faiblesse et de l’inconstance humaines? – Les soeurs du TO. ne prononcent pas de voeux, il est vrai, mais les promesses solennelles qu’elles ont faites à Dieu, sont des liens assez puissants pour les soutenir dans les moments de défaillance et d’épreuve où elles seraient tentées d’abandonner la Croix qu’elles ont embrassée. – Heureuses les âmes qui se laissent porter par les clous de leur croix! Elles souffrent sans doute, mais en ne s’agitant pas pour chercher à les arracher, elles évitent bien des douleurs, et témoignent à N.S. bien plus d’amour. – Elles doivent chercher à se rapprocher le plus possible de leur divin modèle par la simplicité de leur soumission. Si elles se montrent généreusement fidèles à leurs promesses, ces promesses les soutiendront et leur feront traverser sans péril des orages où elles auraient succombé, si elles étaient restées livrées à leurs propres forces.

