Réunion du 1er juin 1867.
Soeurs présentes. Mmes Durand, Bolze, Baragnon, Doumet, de Gorsse, de Narbonne, E.Bolze, Goubier. Mlles Coulomb, Combié, Fabre, Rousselier, Beuf, Conte.
Le R.P. d’Alzon a commenté le douzième chapitre de St Paul aux Romains et nous l’a donné comme un résumé de perfection chrétienne. D’abord qu’il faut offrir à Dieu nos corps en hostie vivante en lui rendant ainsi un culte raisonnable, c’est-à-dire qu’il faut se donner à Dieu mais lui rendre un culte qui soit comme il l’entend et non comme le veut notre caprice et notre humeur. De chercher quelle est la volonté de Dieu dans le bien, dans le mieux et dans le parfait. De ne pas être sage plus qu’il ne convient, c’est-à-dire de ne pas suivre son imagination et de se borner à suivre l’attrait particulier de la grâce, car nous ne sommes pas tous appelés à suivre la même voie, et comme dans un seul corps il y a plusieurs membres, ainsi nous devons suivre nos différentes vocations. St Paul s’applique ensuite à recommander aux Romains la charité dans toute sa plénitude et dans la vérité. Des témoignages d’affection sincères, des prévenances d’honneur, le support mutuel.
Que l’espérance vous remplisse de joie. N.S. ne nous a promis aucune joie en ce monde et ne nous [a] laissé que l’espérance. La vie qu’il nous accorde ici-bas est une vie remplie de maux, de contrariétés, de souffrances. Il n’a pas promis autre chose à ses Apôtres, mais il nous donne l’espérance pour soutien, et c’est dans la prière que nous devons chercher les lumières et l’appui dont nous avons besoin. Il nous recommande aussi de pardonner à ceux qui nous persécutent et de triompher du mal par le bien. Pourquoi se laisser aller à la colère? Dieu s’est réservé le soin de nous venger. Si votre ennemi a faim, donnez-lui à manger, s’il a soif donnez-lui à boire. En faisant cela vous amasserez des charbons sur sa tête.
Après la réunion, le T.R.P. d’Alzon a proposé Mlle Chaudordy comme postulante. Elle a été acceptée à l’unanimité.

