Procès-verbaux des réunions du Tiers-Ordre féminin de l’Assomption

La « généralité » dans les oeuvres (le refus de l’exclusivisme).

Procès-verbaux des réunions du Tiers-Ordre féminin de l’Assomption
Années 1870-1871 7. Réunion du 16 décembre 1870
CE 31 (autre compte rendu de la même réunion: CE 27, p.18-19).

16 décembre 1870
16 dec 1870
Nîmes

Réunion du 16 déc[embre] 1870.

Soeurs présentes. Mmes Durand, Doumet, de Narbonne, Bolze, Goubier, Mlles Fabre, Combié, Valat. Mme Maurin et Mlles A. Chaudordy, Chabert, Nourry, postulantes(1).

Le T.O. doit avoir avec son caractère d’initiative, un caractère de généralité, c’est-à-dire que ses membres doivent se garder d’un grand défaut, que l’on remarque fréquemment chez les religieux et les religieuses, le défaut de devenir exclusif et de ne voir de bien et de beau que ce qui est fait par leur ordre ou leur congrégation. – Chacun doit avoir sa spécialité, mais tous doivent concourir au bien général. Chacun ne peut tout faire ni tout embrasser quant à l’action directe, mais chacun devrait avoir pour tous les autres une grande bienveillance et même la disposition d’aider dans l’occasion toute bonne oeuvre différente de celle à laquelle on s’est plus particulièrement dévoué.

Les exemples abondent pour prouver l’inconvénient de ce genre exclusif, et pour démontrer au contraire l’avantage de cette largeur de coeur et d’idées qui accepte tous les moyens de servir Dieu et de travailler à son règne, et ne pouvant les employer tous, prête du moins son concours de prière, de bonne volonté et d’encouragement à ceux qui veulent y travailler aussi d’une autre manière et d’un autre côté.

L’Eglise bénit et accepte ces manières diverses d’exercer son zèle, et ces actions différentes entrent dans le plan divin. Il faut donc respecter l’attrait de chacun.

Après la réunion on recommence à faire les coulpes(2).

1. Liste empruntée au cahier CE 27 (p.18). 2. Phrase provenant de CE 27 (p.19).