Pour tant d’amour, que devons-nous rendre à Dieu? L’adoration, ce sentiment par lequel on rend à Dieu tout ce que nous sommes, nos sens, nos cœurs, nos corps, nos intelligences et nos âmes. Combien peu adorent ainsi et combien disputent à Dieu ces mêmes dons qu’il nous a faits, pour aider à l’aimer uniquement et entièrement. Nous devons adorer Dieu sous les voiles eucharistiques à l’aide des trois vertus théologales. La foi nous le révèle anéanti, humilié, amoindri et borné, Lui, le Dieu infini, le Dieu fort, le Dieu puissant; l’espérance nous le montre comme le motif de notre espérance et le seul sur lequel nous puissions et devions compter, car qui nous a jamais aimés et nous aimera comme cet amour incréé? Comment séparer l’espérance de l’amour: ils se confondent; comment ne pas aimer ce Dieu qui, à la voix de l’homme, descend sans cesse sur nos autels, se renferme sous les saintes Espèces et y demeure jusqu’à ce que l’homme s’unisse à Lui de l’union la plus intime que l’on puisse imaginer?
Adoration eucharistique.

