A peine suis-je venu prendre ici un peu de repos que j’ai ressenti la fatigue du travail, un peu excessif, que j’ai dû faire ces derniers temps. Cela s’est traduit par une forte grippe, qui me retient presque absolument prisonnier, avec un violent mal de tête qui n’a rien d’agréable. Je vous félicite de pouvoir faire votre retraite et je vous trouve bien heureuse de sentir le voisinage de Dieu; profitez-en pour vous pénétrer de la réalité de son être et du mensonge de tout ce qui n’est pas lui. Je vous vois avec un immense bonheur vous apaiser sous sa main (1); et, au fond, que puis-je vous souhaiter de plus que sa paix? Il est bien extraordinaire qu’il faille tant de temps pour comprendre toute l’étendue de ce mot.
Le don de la paix, un des signes et des fruits de l’Esprit.

