DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.343

Il prend part à ses douleurs maternelles. – Ces déchirements sont l’apprentissage de la grande séparation. – Il est déchargé de la retraite d’Alais, mais verra M. Combalot. – Diverses questions auxquelles il répondra à son retour.

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DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.343
Orig.ms. ACR, AP 76; D’A., T.D. 40, n. 24, pp. 201-202.

Lavagnac, 8 nov[embre] 1860.
8 nov 1860
Lavagnac

Madame,

Il m’a été impossible, au milieu de plusieurs courses et voyages, de répondre à votre lettre, et pourtant j’aurais bien voulu vous dire toute la part que je prends à vos douleurs maternelles(1). Ne vous faites pas illusion. A notre âge, le coeur doit s’accoutumer à vivre de déchirements; c’est l’apprentissage de la grande séparation qui est douloureuse, parce qu’elle est un châtiment, quoiqu’elle soit le portique du ciel.

Me voilà déchargé de la retraite d’Alais, mais je ferai une visite à M. Combalot(2) et nous réglerons tout pour le mieux. Quant à l’adoration, aux communions pour le Pape, aux tabernacles(3), je ne puis vous répondre d’ici. Il faut avoir la bonté d’attendre mon retour. Mlle Maurin doit venir m’y voir, vers le 14; je la chargerai de toutes mes commissions pour Alais.

Veuillez agréer, Madame, l’expression de mon plus respectueux dévouement.

1. Mme Varin a dû confier au P. d’Alzon la peine qu’elle éprouvait à voir sa fille reprendre le chemin d’Auteuil après un séjour au prieuré de Nîmes. 2. L’abbé Théodore Combalot, qui fonda les religieuses de l’Assomption et mit Mère M.-Eugénie en rapport avec le P. d’Alzon. Ami de longue date de la famille d’Alzon, il en était souvent l’hôte à Lavagnac. 3. Oeuvres dont Mme Varin s’occupait à Alais.