Madame,
Il m’a été impossible, au milieu de plusieurs courses et voyages, de répondre à votre lettre, et pourtant j’aurais bien voulu vous dire toute la part que je prends à vos douleurs maternelles(1). Ne vous faites pas illusion. A notre âge, le coeur doit s’accoutumer à vivre de déchirements; c’est l’apprentissage de la grande séparation qui est douloureuse, parce qu’elle est un châtiment, quoiqu’elle soit le portique du ciel.
Me voilà déchargé de la retraite d’Alais, mais je ferai une visite à M. Combalot(2) et nous réglerons tout pour le mieux. Quant à l’adoration, aux communions pour le Pape, aux tabernacles(3), je ne puis vous répondre d’ici. Il faut avoir la bonté d’attendre mon retour. Mlle Maurin doit venir m’y voir, vers le 14; je la chargerai de toutes mes commissions pour Alais.
Veuillez agréer, Madame, l’expression de mon plus respectueux dévouement.

