Bien cher ami,
J’écris à votre frère une lettre qui, j’espère, le calmera. Il me semble que je prends bien sur moi la responsabilité de cette petite oeuvre. Quant à ce qu’il y a de contradictoire en apparence entre les paroles des Pères Polonais et les miennes, il est dans une véritable illusion, ou bien c’est très facile à arranger. Je pense qu’il vous lira ma lettre, et vous la comprendrez assez pour la lui commenter, s’il ne la trouve pas claire.
J’ai expédié depuis plusieurs jours vos papiers et toutes les demandes dont vous me formulez le désir. Sacconi fait le diplomate, mais peu importe; l’affaire Galeran marchera sans lui(2). L’abbé Chaillot n’a pas paru sur notre horizon. Si on vous en demande des nouvelles, dites qu’il doit être en France.
Le P. Galabert avait demandé l’autorisation de prendre le rite bulgare; on vous avait prié de la demander. Voyez s’il y a moyen de la lui obtenir. Tâchez de savoir pourquoi le P. Jérôme a proposé Andrinople plutôt que Philippopoli pour un séminaire(3).
Adieu, cher ami, et tout à vous. Mille choses affectueuses au Fr. Aug[ustin]. L’impression Polonaise n’est pas, il paraît, pour la réunion(4); je m’en console. Est-ce que le colonel Jordan(5) n’est pas mort depuis le départ du P. Jérôme? Encore une fois, adieu.

